Premières lueurs, froidures hivernales, petite foulée sur le chemin De Bapu, Mahatma Gandhi,
brumes légères, progressivement, fondu enchaîné, sur un ovni, colossal, monstrueux
Un gigantesque phacochère, dans sa robe de verre...
Après la réduction il y a quelques siècles de la forêt de Rouvray, et la disparition de sa faune sylvestre, le Bois a accueilli bien des créatures plus ou moins exotiques......avec des espaces dédiés, et même un jardin et 1860 pour acclimater les fauves après mise en forme dans des jardins d'essais outre mer.
Dans les années 50, Marcel Boussac lassé, dans son hôtel du boulevard Maurice Barrès, par les ébats léonins nocturnes, rachète la concession du Jardin pour faire évacuer la ménagerie...
En s'emparant de l'empire Boussac, dans les années 80, Le Prince de l 'avenue Montaigne n'évaluait pas l'aubaine de ce paradis dans la corbeille de la mariée, pour poser sa marque immortelle.
Un Phacochère débonnaire naît des conciliabules du commanditaire et de l'architecte tel Louis XIV et Hardouin-Mansart, Napoléon III et Baltard, Mitterrand et Pei...
L'émotion, incontrôlable, force la raison, par-delà l'antinomie entre le bel emballage et le bon usage intérieur, anti architecture, sans symbiose de l'utile et l'agréable
Peu importe la sémantique, les dogmes, sculpture ou architecture, c'est le patrimoine en création
Hakuna matata, pas d'problème, pour reprendre l'optimisme du jovial Phacochère Pumbaa.
Almaror, le 13/13/13 à 13h13'13
Saint-Vent d'Arnis